650 ans de jeu de balle (Commune de Dendermonde)

 

De quoi s'agit-il ?

 

* La naissance et le développement du jeu de balle

* l'évolution des balles et gants

* les compétitions régionales

* les nombreuses fédérations de jeu de balle

* portraits de joueurs de Dendermonde

* Tous les champions régionaux et nationaux de Dendermonde

 

Les équipes de différentes communes complètent les compétitions

Appels, Baasrode …..

Le fil rouge est le récit des 120 ans du club de Denderbelle

 

Données techniques

365 pages

Plus de 300 photos

Format A4

 

Comment commander ?

Inscriptions jusqu'au 20 mai

Paiement : 45 € sur le compte BE57363062952535 de Dirk Van den Abeele

 

Enlèvement du livre

Jeudi 15 juin entre 17 et 20.00h au Afspanning 't Vat Kapellenstraat 48 Denderbelle

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Communiqué du Musée

Il sera possible d’acquérir ce livre qui sera vendu à la boutique du musée après le 15 juin 2017.

Attention : seulement 10 exemplaires seront disponibles.

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« Un brave nous a quittés,

Bernard BONNET s’en est allé ! Il était né à Lesdain le 11 avril 1940 et est décédé à Tournai le 14 mai 2017. La cérémonie de l’Au revoir a été célébrée le 18 mai en l’église Saint Eleuthère à Lesdain. Bernard a occupé différentes fonctions fédérales, principalement au sein de l’Entente régionale de Tournai et à la ligue du Hainaut. Le Musée présente ses sincères condoléances à la famille, à ses amis et à ses proches. »

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« En avril dernier, nous avons appris le décès, de  Madame DELATTRE, épouse de Christian WALRAVENS de Morlanwelz, membre protecteur du M.N.J.P.  A Christian, à sa Famille et à ses amis, les membres du musée présentent leurs plus sincères condoléances»

 

Autre décès :

«  Notre ami Guy LETEUL s’en est allé ce 18 avril 2017. Membre protecteur du musée depuis son inauguration en 2001 et ancien pelotari, Guy était né le premier janvier 1942. Véritable amoureux du jeu de balle, il joua principalement dans la région du Centre à l’exception d’une incursion à Braine-l’Alleud en catégorie « Provinciale ». Homme affable et d’un commerce agréable, il ne comptait que des amis. A sa fille adoptive (sa fille de cœur comme il disait si souvent) et à tous ceux qui l’ont connu, le Musée présente ses bien vives et bien sincères condoléances»





 

La balle pelote à travers

un siècle d’histoire.

 

Fondée en 1902, la Fédération du jeu de balle organise en 1920 le premier championnat officiel remporté par la formation bruxelloise de Cureghem Espoir.

Le Comité fédéral varie souvent l’appellation : 1ère Catégorie, 1ère Catégorie A, Excellence, Promotion nationale et enfin Nationale.

 

               En 1933, c’est le début de cinq succès de l’Amicale Pelote Louviéroise conduite par les Camille Delwart, Alphonse Burgeon, Fernand Dubray et consorts.

 

               Les cinq premières années des années 40 sont perturbées par les tragiques événements du premier conflit mondial et mettent à l’honneur la composition brainoise emmenée par Norbert Letroye.

 

               La décennie suivante voit les équipes carolos de Châtelet, Châtelineau et Gosselies ainsi que Braine-le-Comte dominer la compétition.

 

               Après ses cinq titres consécutifs et son sixième « Pointage ~ Les Sports » d’affilée, Gosselies inaugure, en 1966, la première coupe de Belgique de son histoire. Les Richard D’Hoeraene, René Deghislage, Léon Mathy, André Stassart, Léon Casaert et Ernest Frocheur survolent littéralement le monde ballant.

 

               En l’espace de six ans (1971- 1976), Chapelle-à-Wattines emmenée par le Roi Léon s’offre cinq sacres nationaux. En 1973, le premier « Gant d’Or » de son histoire est attribué à un joueur de division supérieure : José Letroye.

 

               En 1982, les Flandriens de Tollembeek transfèrent le stratège Marc Van Snick. Les « Lustige Balspelers », composés de Hans Derdelinckx, Georges Bellemans, José Leleux, Armand Charmant et Marc Van Snick, remportent les écussons nationaux à cinq reprises (1982-1986).

Au début des années 90, on peut observer une domination de Tollembeek et des Hallois de Buizingen. Triomphant pour la neuvième fois en douze ans en finale de la coupe de Belgique, Marc Vanhasselt établit un record qu’il sera difficile de battre.

 

                La fin du XXème siècle est dominée par Courcelles-Coupe, plus tard appelé RCCC 2000. Les Carolos Eric Becq, Claude Leleux, Laurent Di Santo, Patrick Ridiaux et Philippe Sanzot réalisent en 1997 une saison de tous les exploits : invaincus en trente rencontres de championnat, la coupe de Belgique, la super coupe et le classement général des tournois.

 

                 Le début du troisième millénaire voit les Alostois de Kerksken composés de Franck Van den Bulcke, David De Vits, Samuel Brassart, Benjamin Dochier et Pascal Demuylder édifier un nouveau record national en alignant sept titres nationaux consécutifs (2006-2012).

                 Enfin, en 2015, le petit prince des ballodromes Benjamin Dochier entre dans l’histoire en s’octroyant son septième « Gant d’Or », repoussant Marc Vanhasselt et Patrick Ridiaux sur la seconde marche du podium et Timmy Joos sur la troisième.

L’ABéCédaire des équipes de division 1 nationale de 1920

à nos jours.

 

 



 









Les participations des EQUIPES au championnat national.

 

 

1.

2.

3.

4.
5.

Equipes.

Braine-le-Comte

Nivelles

Gosselies

Saint-Servais

Tollembeek

Total.

67

43

35

32

28

 

 

 BRAINE-LE-COMTE (1961).

Debout de gauche à droite : Jeannot Fouquet,

Camille Vandendooren, José et Jean-Claude

Letroye, Roger Polard.


Le classement par LIGUES (titres nationaux).

 

 

1.

2.

3.

4.

Ligues.

Ligue du Hainaut

Ligue des Flandres

Ligue du Brabant

Ligue de Namur

Total.

52

29

 9

 6

 

 

Le classement par ex-ENTENTES (titres nationaux).

 

 

1.

2.

3.

4.

5.

Ententes.

Entente de Charleroi

Entente d’Alost – Termonde

Entente de Grammont – Ninove – Renaix

Entente de Braine – Soignies

Entente du Centre

Totaux.

24

17

12

10

  8

 

 

Le classement par EQUIPES (titres nationaux).

 

 

1.

 

2.

3.

4.

 

5.

 

Equipes.

Gosselies

Tollembeek

Kerksken (en cours)

Braine-le-Comte

Chapelle-à-Wattines

La Louvière

Châtelet

Courcelles – RCCC 2000

Totaux.

10

10

 9

 8

 5

 5

 4

 4

 

 

GOSSELIES (1965).

Debout de gauche à droite : Léon Casaert,

Ernest Frocheur et André Stassart.

Accroupis de gauche à droite : Richard

D’Hoeraene et Léon Mathy.

 

 

 

TOLLEMBEEK (1985).

Debout de gauche à droite : Hans Derdelinckx,

Marc Van Snick et Armand Charmant.

Accroupis de gauche à droite : Georges Bellemans,

Ronny Bellemans et José Leleux.


Le classement des EQUIPES (coupe de Belgique).

 

 

1.

2.

3.

4.

 

 

5.

 

Equipes.

Buizingen

Kerksken (en cours)

Tollembeek

Gosselies

Maubeuge

Courcelles – RCCC 2000

Braine-le-Comte

Chapelle-à-Wattines

Pont-à-Celles

Saint-Servais

Welar

Totaux.

9

8

4

3

3

3

2

2

2

2

2

 

                                                                    

 

BUIZINGEN (1983).

Debout de gauche à droite : Georges Vanhasselt,

Rudy De Ridder, Marc Vanhasselt et Roland Tournay.

Accroupis de gauche à droite : Daniel Gheys et

Alain Weverbergh.    

 

Le classement des EQUIPES (supercoupe).

 

 

1.

2.

3.

Equipes.

Kerksken (en cours)

Baasrode (en cours)

Buizingen

Courcelles – RCCC 2000

Totaux.

9

5

3

3

 

 

 

KERKSKEN (2013)

Debout de gauche à droite : Pascal Demuylder

David De Vits.

Accroupis de gauche à droite : Franck Van den

Bulcke, Samuel Brassart, Eddy Charloteaux et

Benjamin Dochier.


Le classement des JOUEURS (titres nationaux).

 

 

1.

2.

 

 

3.

 

 

4.

 

 

 

5.

Joueurs.

Casaert Léon

Mathy Léon

Brassart Samuel (en cours)

De Vits David (en cours)

Stassart André

Gossuin Philippe (en cours)

Dochier Benjamin (en cours)

Derdelinckx Hans

Demuylder Pascal

Van Snick Marc

Leleux Claude

D’Hoeraene Richard

Coart Jean.

Totaux.

16

11

11

11

 9

 9

 9

 8

 8

 8

 8

 7

 7

 

 

 

Monsieur Jeu de Balle, Léon CASAERT.

(1978).

  

Le classement des « GANTS d’OR ».

 

 

1.

2.

 

3.

4.

Joueurs.

Dochier Benjamin

Van Hasselt Marc

Ridiaux Patrick

Joos Timmy

Van Snick Marc

Gossuin Philippe

Brassart Samuel

Totaux.

7

5

5

4

2

2

2

 

 

Le septuple « Gant d’Or », Benjamin DOCHIER.

(2015)

 

 

Cette étude a été réalisée par Francis PAULUS (que nous remercions au passage)

et se termine en 2016.

 

Texte envoyé par l’auteur le 16/05/2017




LA GRANDE GUERRE (1914-1918) ET LES JOUEURS DE BALLELA GRANDE GUERRE (1914-1918) ET LES JOUEURS DE BALLE

 

 

A. Les joueurs de balle prisonniers en Allemagne

B. Les joueurs de balle internés en Hollande

C. Une grande page philanthropique

 

A. Quelques camps de prisonniers en Allemagne

 

- SOLTAU : le camp de Soltau était pendant la première guerre mondiale, le plus grand   camp de prisonnier en Allemagne. Il était situé en Basse Saxe, au cœur d’un triangle composé des 3 villes : Hambourg, Brème et Hanovre. Ce camp accueillit plus de 70.000 prisonniers qui arrivaient, entassés dans des wagons à bestiaux, après des dizaines heures de routes. L’humain était véritablement réduit à l’état d’objet. La majorité des internés étaient des prisonniers de guerre français et russes mais il y avait aussi des Belges.                                                                          .

Suite au refus d’un travail  obligatoire en Allemagne et à titre de représailles, de nombreuses villes ou villages ont été touchés par la déportation. Dans les environs d’Ath, un certain nombre de jeunes villageois de Marcq-les-Enghien, de Rebecq, de Quenast, de Lessines et de Soignies notamment, furent déportés au camp de Soltau.



- HOLZMINDEN : Le camp d’internement de Holzminden était aussi un grand camp de détention de la première guerre mondiale. Il était situé en périphérie de la petite ville de Holzminden en Basse Saxe. Il reçut jusqu’à 10.000 internés civils des nations alliées.






- MINDEN (Minden est une ville en Rhénanie du Nord-Westphalie), COLLELAGER, CELLELAGER, RUHLEBEN et bien d’autres encore.

Les contacts directs avec les prisonniers belges dans les camps allemands s’avérèrent très difficiles, surtout en 1914.

A partir de 1915, on constate une légère amélioration dans les contacts entre les prisonniers belges et leur famille ainsi qu’entre prisonniers joueurs de balle et la Fédération de Pelote et certaines sociétés de balle au gant. Début 1915, le comité provisoire de la Fédération de balle pelote contacte par lettre toutes ses sociétés affiliées qui sont félicitées pour leurs initiatives dont celles consistant à organiser des luttes de jeu de balle dont les recettes alimenteraient les caisses dites de secours. La lettre demande aux responsables de ces sociétés qu’une partie des recettes soit consacrées à venir en aide à leurs membres prisonniers dans les camps allemands. A l’effet d’employer  judicieusement les sommes qui seraient récoltées de cette façon, il est demandé aux sociétés de bien vouloir communiquer au comité fédéral le nom et le lieu d’internement de leurs membres prisonniers.

D’abord à Solteau, les prisonniers forment rapidement des groupements. A force d’ingéniosité et faute de mieux, on y fabrique même quelques balles pelote avec les moyens du bord (chiffons contenant du gravier, réunis en forme de boule et ficelés, etc.) permettant à nos compatriotes désoeuvrés de se « distraire » pendant leurs rares temps libres en pratiquant leurs sport favori : le jeu de balle. De toutes les lettres venant d’Allemagne, une large place est réservée à la demande de matériel pour jouer à la balle (gants usagés et balles). Début de la saison 1916, des internés à Solteau envoie une lettre à la F.N.J.B.P. lui demandant l’envoi d’un lot de balles. Dans les autres camps, les prisonniers font de même. Avec les fonds récoltés sur les ballodromes belges, la Fédération parvient à acheter et à envoyer un lot important de balles  qui arrive tant bien que mal au camp de Solteau. Ce matériel est réparti de la façon suivante :

* camp de Solteau                                200 balles

* camp de Holzminden                        100 balles

* camp de Cellelager                           100 balles

* camp de Minden                                50 balles

* camp de Ruhleben                            50 balles

Les lettres de remerciements abondent à la Fédération signalant que l’arrivée de colis de balles et  de gants est aussi appréciée que la réception de colis renfermant des vivres et du textile.

A la lecture de ces fraternelles missives, on devine tout le plaisir qu’éprouvent les compatriotes prisonniers de ne pas se sentir oubliés par leurs amis sportifs restés en Belgique. Et c’est ainsi que la solidarité aidant, dans le domaine du jeu de balle, les prisonniers belges dans certains camps allemands, purent adoucir quelque peu la rudesse de leur condition.


B. Les joueurs de balle internés en Hollande.

 

Durant les six premiers mois de la Grande Guerre, plus de 30.000 soldats belges se sont retrouvés internés aux Pays-Bas. Ces soldats sont parmi ceux qui eurent à subir les premiers chocs de l’invasion allemande. Ils résistèrent 3 mois à Anvers avant d’y être piégés par l’ennemi. Il ne restait plus que le choix entre deux solutions : se laisser capturer par les Allemands ou franchir la frontière néerlandaise pour se retrouver en pays neutre.


Après avoir été désarmés, les soldats belges furent conduits « manu militari » vers des camps d’internement. Il y a lieu de croire que l’émigration de tout ce monde à partir de la Belgique avait été planifiée et organisée avec l’occupant. L’Allemagne tenait la frontière belgo-hollandaise sous une très étroite surveillance. Le passage de familles entières par les rares portes d’entrée,  fuyant devant les malheurs et les dévastations d’une guerre féroce, ne devait donc pas passer inaperçu. Il faut savoir que l’Allemagne tenait la frontière belgo-hollandaise fermée,  par une clôture électrifiée quasi infranchissable. Durant cette période de semi-captivité, les internés belges sont répartis dans 4 camps d’Harderwijck, Zeist, Oldenbroeck-Zwolle et Gasterlân.







Dans chacun de ces camps se sont constituées très tôt des parties de pelote. Au cours de la saison de 1915, des rencontres au jeu frison contre des adversaires hollandais ont lieu mais sans grand succès pour les internés belges. Excellents au rechas, ils accusent une faiblesse marquée à la livrée, ce qui leur est fatal dans de nombreux cas.

Mais durant tout l’hiver 1915-1916, du matin au soir, même par une température peu favorable, parfois après avoir balayé la neige couvrant le terrain, les joueurs belges perfectionnent leur technique et ils parviennent à maîtriser la légère balle frisonne. Bientôt, de nombreux joueurs belges se trouvent en état de rencontrer des adversaires néerlandais avec d’égales chances de vaincre. Ils se font apprécier pour leur efficacité au jeu de balle frison. Les parties formées dans les camps de Harderwijck et de Gaesterlân sont particulièrement performantes. En 1917, le plus grand tournoi frison dit du P.C. (Permanente Commissie) qui existe encore de nos jours, est enlevé par un trio belge composé de Auguste Van Lierde, Georges Herphelin et Emile Hoyois.

C. Une grande page philanthropique

 

Le monde du jeu de balle  a eu, au cours des années 1914-1918, une admirable attitude envers les compatriotes touchés par les événements.

Prisonniers, internés, veuves et orphelins de guerre, mutilés, familles éprouvées, ont pu compter sur les amateurs de jeu de balle qui, dans la mesure  de leurs moyens devenus aussi fort modestes, ont contribué à l’amélioration de leur situation matérielle et morale. Jamais la Fédération ne s’est départie durant toute la durée de la guerre d’une ligne de conduite tendant à obtenir un parallélisme entre la pratique du sport ballant et la philanthropie. C’est le comité provisoire de la Fédération qui donne l’exemple en lançant dès les premiers jours de la saison 1915, un appel pour répondre aux demandes de petit matériel, surtout de balles, émanant de nos compatriotes prisonniers en Allemagne ou internés aux Pays-Bas. L’appel fut très bien entendu par les organisateurs de luttes ou tournois. Les premières sociétés à se manifester étaient implantées en région bruxelloise mais bientôt, toutes les sociétés affiliées de province contribuent, par différents dons, à répondre aux sollicitations :

                     - Paume Laekenoise                                don de 655 frs 54 et 467 frs 77

- Laekens Saint-Roch                              don de 790 frs 58

- Braine-le-Comte                                             don de 5 frs

- Amis de la Balle de Schaerbeek                     don de 5 frs

- Pelote Lessinoise                                    don de 75 balles

- Espoir de Cureghem                               don de 50 balles

- Pelote Anderlechtoise                             don de 50 balles

- Schaerbeek Rogier                                  don de 50 balles

- Pelote Club d’Etterbeek                          don de 50 balles

- Le joueur Meunier de Lessines             don de 50 balles

- etc.

C’est ainsi que tout au long de cette tragédie qu’a constituée la guerre 1914-1918 et malgré les moments difficiles qu’ont rencontrés  les compatriotes de la zone belge occupée, l’aide aux éprouvés dont les joueurs de balle ne s’est jamais ralentie.

Camille Rasson - 03/05/2017